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8 nouveaux projets de coopération scientifique « Jules Verne » [ is ]

8 nouveaux projets scientifiques, en coopération franco-islandaise, ont été sélectionnés afin de bénéficier du soutien du programme « Jules Verne », qui a pour but de développer les échanges scientifiques et technologiques d’excellence entre les laboratoires de recherche de deux pays, en favorisant les nouvelles coopérations.

[2 janvier 2012]

Le Comité mixte du Programme Jules Verne de coopération scientifique franco-islandais s’est réuni le 19 décembre. Huit nouveaux projets de coopération entre laboratoires français et islandais ont été sélectionnés. S’étendant sur les années 2012 et 2013, ces projets ont fait l’objet d’une évaluation scientifique, du côté français et islandais, selon les standards internationaux.

Les projets menés en commun se répartissent dans trois domaines : sciences de la terre (1), sciences de la vie (2) et physique (3) :

1

Le Laboratoire de Géophysique interne et Tectonophysique de l’Université de Savoie et l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande analyseront la remontée et le stockage du magma dans la croûte volcanique.

Le Laboratoire Magmas et Volcans de l’Université de Clermont-Ferrand et l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande étudieront la chambre magmatique d’un volcan islandais afin de mieux comprendre le fonctionnement des éruptions, et ainsi mieux les prévenir.

Le laboratoire Géosciences et Environnement de Toulouse (GET/CNRS) et l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande vont analyser les processus de précipitation minérale dans des conditions hydrothermales. Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche plus vaste de stockage du dioxyde de carbone.

2

En médecine, le laboratoire Normal and Pathological Development of Melanocytes de l’Institut Curie et la Faculté de médecine de l’Université d’Islande vont étudier l’implication d’un gène dans les processus de développement d’un mélanome.

Toujours en médecine, le laboratoire de Biomécanique et bio-ingénierie de l’Université de Technologie de Compiègne et la School of science and engineering de l’Université de Reykjavík vont travailler sur le développement d’une application clinique destinée à détecter et prévenir les contractions utérines d’avant terme.

En biologie, le Laboratoire d’Écologie des Hydrosystèmes naturels et anthropisés de l’Université Claude Bernard de Lyon 1 et l’Institut des Sciences de la Vie et de l’Environnement de l’Université d’Islande étudieront l’impact de la disponibilité de la nourriture sur la taille de la population effective d’une espèce de crustacés d’eau douce.

3

L’ Institut de Physique théorique du Commissariat à l’Energie atomique et aux Energies alternatives (CEA) de Gif-sur-Yvette et l’Institut des Sciences de l’Université d’Islande vont mettre au point les modèles graphiques mathématiques aléatoires destinés à des études de physique.

L’institut Pprime (CNRS) et l’Institut des Sciences de l’Université d’Islande travailleront ensemble sur les conséquences de la présence d’impureté dans le silicium.

- - -

L’Ambassade de France d’une part, le Rannís (Centre islandais pour la Recherche) d’autre part, financent à part égale les échanges entre les équipes de recherche lauréates. Les projets font habituellement l’objet de publications.

Les Partenariats Hubert Curien, du nom de l’ancien Ministre de la Recherche qui avait créé cet instrument de coopération scientifique, réunit de par le monde des équipes françaises et de 67 pays. L’objectif de ces programmes est de développer les échanges scientifiques et technologiques d’excellence entre les laboratoires de recherche de deux pays, en favorisant les nouvelles coopérations. Lors de la sélection des projets, une attention particulière est portée aux candidatures présentées par des nouvelles équipes et sur des sujets novateurs. La participation active et la mobilité de jeunes chercheurs, en particulier doctorants ou post-doctorants, est un des tous premiers critères de sélection.

Depuis sa création en 2002, le PHC Jules Verne avec l’Islande a permis à 56 équipes, françaises et islandaises, de mener des recherches en commun.

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